Adapter notre scoutisme au changement climatique

Un jour, il risque de faire trop chaud pour organiser des camps d'été

13–20 minutes
Camp nature environnement : voiles d’ombre

Introduction

L’été 2022 s’est déroulé dans des conditions de sécheresse et de chaleur inhabituelles. Des incendies monstres ont brûlé des forêts jusqu’en Bretagne près du Mont d’Arrée. Les avertissements des climatologues et lanceur d’alertes sont soudain devenus très concrets. Certaines activités n’ont pu être organisées en raison de la chaleur et des camps entiers ont dû changer de lieu.

Cet article tente d’examiner les conséquences probables d’été très chauds et secs sur notre pratique du scoutisme en France. On essaie d’imaginer ici des changements et des parades concrètes applicables à toutes les organisations de scoutisme et probablement transposables en Europe.

Nous n’allons pas aborder ici, l’éducation au changement climatique et les pratiques vertueuses à adopter pour réduire son impact sur l’environnement. Ce sont des sujets qui ont déjà été abordés par les associations scoutes.

Note
Je m’exprime dans cet article en mon nom propre et non pas au nom de mon association. Les personnes citées dans cet article ont été consultées et on pu relire et approuver les parties qui les concernent.

Des bases fermées et des camps déplacés

Cet été, les autorités ont pris des mesures préventives qui ont, de fait, empêché des camps de se tenir dans certains endroits. Boris Briantais de l’équipe Nature de SGDF nous rapporte qu’en Anjou, des arrêtés municipaux d’interdiction de camper ont été promulgués.

La base de Mélan en Haute Savoie n’a pu accueillir de camps cette année, faute de disposer d’une citerne d’eau pour éteindre les incendies.

Selon Boris, «La nature, le terrain de jeu des scouts est en train de se réduire.»

Les lieux de camps

L’ombre et l’eau
La possibilité d’avoir de l’ombre et la présence d’eau sont des critères de plus en plus importants pour le choix des lieux de camp. Ces deux éléments conditionnent la sécurité physique et morale des jeunes. Avec le réchauffement, certains lieux de camps ne seront plus utilisables l’été et la concurrence entre les directeurs sur les lieux de camp va donc se concentrer sur des régions au climat plus favorable telle que les montagnes.

Parallèlement, le nombre de propriétaires privés ou de communes prêtes à héberger des scouts sur leurs terrains se réduit comme le débit de l’eau dans nos rivières en été en raison des responsabilités croissantes qui leur incombent.

Créer de l’ombre
Une piste de réflexion consiste à créer de l’ombre sur les lieux de camp qui seraient inutilisables sans cela.

Par l’utilisation de voies d’ombres.

Camp nature environnement : voiles d’ombre
Camp nature environnement : voiles d’ombre

Camp nature environnement : voiles d’ombre

Ou la construction d”ombrières en bambou puisque le bambou commence à devenir un matériau répandu en France.

Ombrière en bambou
Ombrière en bambou

Ombrière en bambou

Les tentes canadiennes exposées en plein soleil deviennent elle-même invivables une bonne partie de la journée. Décathlon propose de nouvelles tentes Fresh & Black1 qui semblent apporter une solution technique à ce défi.

Un petit test en camp scout s’impose !

Restrictions d’eau

Le jamboree EDLN a rassemblé cet été environ 1500 personnes au domaine de la Planche, une base des éclaireuses et éclaireurs de France. C’est un “petit” rassemblement : un peu plus grand qu’un week-end territorial chez les SGDF

Arrivée au jamboréee Inspir'Action

Pourtant, son organisation a donné lieu à de nombreux rendez-vous avec la sous-préfecture. Des discussions spécifiques ont eu lieu sur la capacité de la commune à fournir assez d’eau pour les campeurs.

On peut imaginer facilement qu’un arrêté de restriction d’eau puisse mettre en péril de tels rassemblements.

Une réflexion semble de mise sur notre capacité à organiser des grands rassemblements l’été en fonction de la météo. L’éducation à l’économie d’eau est à renforcer.

Les bases scoutes comme plan B

Le risque de voir son lieu de camp devenir inutilisable en raison de la sécheresse ou d’un incendie devient une possibilité non négligeable. Boris de l’équipe Nature des SGDF propose de créer un dispositif national pour aider les unités SGDF en galère. Un certain nombre de places dans les bases scoutes pourraient être réservées pour ces unités-là. Cela me semble une excellente idée à mettre en place, pourquoi pas dans la fédération du scoutisme français et au-delà !

Le risque incendie

Article 6 de la loi selon l’OMMS : Le scout est bon pour les animaux.

Article L131-1 du Code forestier :

Il est défendu à toute personne autre que le propriétaire de terrains, boisés ou non, ou autre que les occupants de ces terrains du chef de leur propriétaire, de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois et forêts ainsi que des terrains assimilés soumis aux dispositions de l’article L. 131-4.

Boutade perso : refuser de s’interroger sur le rapport entre incendie et pratique scoute c’est comme refuser de s’interroger sur le rapport entre alcoolémie et accidents de chasse.

La fin du feu de veillée ?

En France, le feu de veillée constitue un élément symbolique fort du camp scout. C’est malheureusement la pratique la plus risquée en termes d’incendie l’été puisque c’est un feu ouvert. Or le réchauffement de nos étés européens risque de remettre en cause la possibilité même d’en faire.

Feu de veillée. Crédit : Seb des Calanques
Feu de veillée. Crédit : Seb des Calanques

Au nom de la protection de la Nature, la promesse scoute nous oblige à remettre cette pratique en cause dès que le risque incendie est élevé. Et ce même si cela nous coûte ! Les alternatives comme l’utilisation de bidons d’eau illuminés par un frontale ou de guirlandes lumineuses à LED, alimentées par batterie, sont à explorer. Toutes les idées sont les bienvenues y compris un changement d’imaginaire pour créer un nouveau cadre symbolique fort.

Jamboree EDLN : promesse voyageur. Crédit : Agnès Leclerq
Jamboree EDLN : promesse voyageur. Crédit : Agnès Leclerq
Montage d'un guirlande dans un camp Nature Environnement.
Montage d’un guirlande dans un camp Nature Environnement.

Faire du feu en sécurité

Et quand les conditions permettent le feu, l’art d’en faire en toute sécurité est à transmettre de façon renforcée. Les associations scoutes pourraient remettre en place un système de badges ou de permis feu pour valider l’acquisition de ce savoir faire

Voici un extrait des recommandation écrites pour l’été 2022 par Seb des Calanques, responsable des camps Nature Environnement :


«En cette période de fortes chaleurs et de sécheresse, les conditions favorisant les incendies sont aujourd’hui réunies dans toutes les régions de France métropolitaine (…). Cela doit modifier nos manières de vivre nos camps scouts.
Nous devons être prudent.e.s pour plusieurs raisons :
– Ne pas être à l’origine par nos activités de départs de feu qui peuvent se transformer en incendies majeurs (…).
– Ne pas être exposés aux incendies, la mise en danger est réelle, un incendie progresse par temps sec et venteux jusqu’à 10 km/h, bien au-delà de nos capacités. En quelques minutes, le feu peut être sur vous et vos jeunes.
– Préserver la forêt, et tout ce qui y vit, humains comme flore et faune de même que tout ce qui en est proche (bâtiments, patrimoine)

Il faut veiller à ne pas être en infraction : (…) Il est interdit à toutes personnes autres que les propriétaires de terrains et les ayant droit de ces propriétaires, de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains et jusqu’à une distance de 200 m des bois, forêts, plantations, reboisements ainsi que des landes, maquis et garrigues ayant été parcourus par des incendies.

Note : porter le feu ne veut pas seulement dire allumer un feu, cela veut dire avoir sur soi un moyen d’allumage (allumettes, briquet) (…)

– Aménagez la place de feu en dégageant très largement tout autour tout ce qui peut brûler.
– Surélevez au moyen de tables à feu, car certains sols tourbeux peuvent occasionner des feux souterrains qui couvent sans fumer.
– Gardez de l’eau en quantité suffisante (un jerrycan à petit goulot n’est pas suffisant) à proximité directe des foyers. Se doter de couvertures anti-feu est un atout non négligeable pour les feux de cuisine.
– L’extincteur peut être imposé par certaines réglementations locales, il faudra se former à son utilisation.
– Même si ce n’est pas le scoutisme dont vous rêvez, il peut être sage de regrouper dans un même lieu sécurisé tous les feux, de manière à mieux maîtriser le risque de départ de feu. Cela est valable également pour la cuisine au gaz.
– Toujours éteindre un feu après usage, ne jamais le laisser couver, ne jamais laisser à proximité directe des matériaux combustibles.»


Un.e scout.e averti.e en vaut deux
Un.e scout.e averti.e en vaut deux

La cuisine en camp ?

La cuisson des aliments dans ce contexte devient une source de risque. Utiliser un feu ouvert au sol ne semble plus très responsable. Une kyrielle d’alternatives existe : l’utilisation de tables à feu, les fours-fusées chez les éclés ou les coudes en métal utilisés par les EDLN.

D’après Boris de l’équipe Nature des SGDF, certaines solutions sont contre-productives. Par exemple les feux enterrés qui abîment le sol. L’équipe Nature des SGDF étudie le problème sérieusement en consultant des experts de l’environnement afin de répondre à la question compliquée de :

Qu’est-ce qu’un foyer qui a peu d’impact et qui limite la propagation des braises ?

En été, cette question n’a presque plus de sens. L’utilisation du feu de bois en camp est impossible dans une bonne partie de la France. Son remplacement par des “buta” – des réchauds à gaz – est systématique. Mais même cela ne suffit pas à assurer la possibilité de cuisiner en camp : les autorités peuvent très bien interdire leur utilisation à l’extérieur par des décrets ou des arrêtés municipaux.

Autant dire que cela pourrait nous empêcher légalement de cuisiner en camp dans la majorité des cas. Supprimer la préparation des aliments est, à mes yeux, enlever un pan essentiel de l’éducation scoute. Alors comment faire ?

Le camp Nature Environnement de Luminy organisé par les SGDF en partenariat avec les pompiers obtient chaque année une dérogation :

Les pompiers désignent un endroit unique pour cuisiner. Les butas sont surélevés et les bouteilles de gaz sont enterrées pour la cuisine (enterrer les bouteille a pour objectif de limiter les dégâts en cas d’explosion).

Ce dispositif est validé par les pompiers. Cette dérogation vient en contrepartie du service rendu par les scouts dans la défense contre les incendies (DFCI). Cette mission de sécurité civile est un exemple inspirant et nous reviendrons sur la nécessité pour les scouts de s’engager en société pour continuer à pouvoir exister.

Il serait souhaitable que ce dialogue entre les pompiers et les scouts se généralise au niveau national ou régional. L’objectif serait de définir ensemble les pratiques acceptables et agréées en fonction de l’état de sécheresse et des procédures de validation d’implantation des foyers dans les camps scouts.

Four solaire
Four solaire
Et les fours solaires ?

Des expériences d’utilisation de fours solaires ont été menées dans les camps Nature Environnement des SGDF. Cela convient pour une petite unité et demande beaucoup d’anticipation en raison d’une cuisson beaucoup plus longue. La solution n’est pas généralisable

Au feu les pompiers ! Y a le camp qui brûle !

Les incendies géants qui ont eu lieu en Gironde pendant l’été 2022 doivent nous conduire à envisager l’évacuation d’un camp à cause d’un feu. Les directeurs doivent désormais prendre en compte ce scénario. Deux points sont à soigner

l’établissement d’une procédure d’évacuation et la prise de contact avec le maire de la commune. L’assurance des biens et des personnes car dans un tel cas, il se peut qu’une unité perde une bonne partie de ses tentes.

Les procédures d’évacuation et de prévention des incendies tendent à devenir de plus en plus difficiles à mettre en place dans les bases scoutes qui rassemblent un nombre élevé de personnes. La base SGDF de Mélan n’a simplement pas pu accueillir de camp cette année faute de pouvoir garantir la disponibilité d’une citerne d’eau de grande capacité à proximité pour éteindre un éventuel incendie. Cela donne à réfléchir !

Voici un autre extrait des recommandations écrites par Sébastien


Les départs de feu sont 9 fois sur 10 d’origine humaine, par imprudence, incompétence, accident. (j’exclus de notre cadre scout la malveillance)

Anticiper et préparer une zone de repli, où vous pourrez être en sécurité et évacués par les secours, à proximité directe du camp, en tenir informés les pompiers de votre présence et de votre lieu d’évacuation.

Allumer une cigarette ou un feu de camp est passible d’une amende de 135 € qui sera aggravée en cas de responsabilité de dégâts à autrui. Les auteurs même involontaires d’un incendie sont systématiquement recherchés et poursuivis. Les peines sont alors prison et amende de 3750 euros

Face au feu, la conduite à tenir
– Gardez votre calme, la panique peut provoquer des accidents graves;
– Prévenez les secours, en appelant le 18 et en donnant des informations rapides et claires (pas besoin de raconter l’histoire, juste le lieu du feu, les pompiers ont besoin de savoir où venir avant de savoir pourquoi)
– Eloignez-vous du feu en appliquant la procédure d’évacuation que vous aurez préparée AVANT le camp. Ne marchez jamais dans le sens de déplacement du feu (le feu se déplace dans le sens de la fumée). Le vent peut tourner, et diriger le feu vers vous alors que vous vous pensiez à l’abri, restez vigilant.e.s
– Souvenez vous que la fumée (toxique et qui désoriente) arrive bien avant les flammes. Si vous êtes surpris par la fumée, respirez à travers un linge humide.

Pour vos activités en pleine nature, anticipez !
– Consultez la météo;
– Prenez votre téléphone mobile;
– Prévenez votre entourage de votre itinéraire;
– Ne quittez jamais les chemins balisés.
– Prenez en compte le risque incendie lors des activités de type explos, treks, sources, et prévoyez à tout moyen des lieux et itinéraires de repli


Les moustiques tigre : un truc de dengue

2022 a aussi vu augmenter les cas de dengue autochtone, cad. transmise localement. La maladie risque de devenir endémique dans les années qui viennent.

Causée par la prolifération des moustiques tigres, il est probable que cette maladie ainsi que zika et d’autres deviennent un risque sanitaire pour les jeunes. T shirt à manche longue, moustiquaires et répulsif viendront s’ajouter au matériel de camp.

Quelques autres pistes d’adaptation

Modifier la journée type : l’exemple de l’Afrique

Une journée scoute en période de forte chaleur est difficile à vivre entre 11h et 16, période où une partie des services sont réalisés. Il serait intéressant de rassembler les expériences de la communauté scoute sur des journées type différentes qui permette d’éviter des activités durant cette période : Une journée qui commence plus tôt ? Une journée avec une grosse pause sieste au milieu ? Est-ce réalisable ? Est-ce que les enfants et les animateurs vont se faire à ces rythmes ?

Groupe Kennedy au Niger
Groupe Kennedy au Niger

Pour en savoir plus, j’ai interrogé Idrissa, un scout du Niger qui fut chef de groupe. J’ai découvert que le scoutisme pratiqué au Niger et probablement en Afrique de l’Ouest avait des vertus dont nous pouvons nous inspirer :

Au Niger, il fait 45-43°à l’ombre. La journée commence tôt, très tôt : le réveil est sonné entre 5 et 6h du matin. Une fois préparés, les grands jeux et activités physiques ont lieu le matin. Une grande pause a lieu après 12h et l’après-midi est réservé à ce qui s’apparente à de l’éducation civique ou à des services à la population.

Formation des jeunes par le groupe Kennedy du Niger
Formation des jeunes par le groupe Kennedy du Niger

Il convient bien sûr d’adapter cela aux contexte européen.

La tenue ou l’uniforme

Uniforme du groupe Kennedy au Niger
Uniforme du groupe Kennedy au Niger

Peut-être pouvons nous également imaginer des adaptations de nos tenues qui tiennent compte de la chaleur sèche qui régnera dans nos contrées en été. Une chemise moins chaude par exemple et remettre un couvre-chef comme partie obligatoire de la tenue.

Les scouts et la société

En France, les autorités ont tendance à considérer le scoutisme comme une forme de loisir proposée aux jeunes. Pour protéger les jeunes, elles vont chercher à limiter leur exposition aux risques et limiter la possibilité d’organiser des activités en cas de forte chaleur et de risque d’incendie.

En Afrique, au contraire, le mouvement scout est perçu comme une véritable aide à l’Etat et à la société : Idriss m’a raconté comment les scouts du Niger participent aux nettoyages, aident les hôpitaux, gèrent la distribution des dons de matériel, participent à la lutte contre le paludisme. A tel point que l’UNICEF leur délègue des campagnes de sensibilisation au VIH et aux gestes de distanciation pour la CoVID.

En plus de sensibilisation des gestes barrières, ils sont intervenus lors de la deuxième phase la vaccination du Covid-19

Gestion d'une distribution par les scouts
Gestion d’une distribution par les scouts

Là bas, le 8ième élément de la méthode scoute, l’engagement dans la communauté est pleinement vécu.

Il est difficile d’imaginer transposer tel quel un tel modèle car le scoutisme français est divers et sa vertu est d’ouvrir un espace de construction de personnalité et de créativité pour les jeunes. Une telle collaboration avec les autorités froisserait probablement la tendance Allume-feu partisans d’une autogestion libératrice.

Pourtant, rééquilibrer notre scoutisme en nouant des partenariats locaux et volontaires sur le modèle des camps Nature Environnement est une piste à suivre. C’est une condition indispensable me semble-t-il pour que le mouvement scout reste pertinent par ces temps de crise écologique.

Fini les camps d’été ?

Une option plus radicale consisterait à abandonner les camps d’été avec les jeunes et les décaler en camp d’automne ou camp de printemps. Cela aurait pour avantage de proposer des activités pendant les vacances scolaires et de libérer l’été pour autre chose : formation ou engagement des adultes scoutes pour des actions civiques.

camp-automne.png

La checklist pour ton camp

Pour conclure, un petit récapitulatif pratique pour ton camp.

– Évaluer le risque incendie sur ton lieu de camp et adapter l’implantation des cuisines et les mesures anti-incendie
– Contacter les pompiers locaux et travailler sur le risque incendie
– Vérifier les arrêtés feu
– Sensibiliser les jeunes au risque d’incendie
– Peaufiner un plan d’évacuation
– Penser à l’ombre sur le camp et à la disponibilité de l’eau
– Adapter la journée type et les activités de l’après midi
– Décaler ton camp dans l’année si c’est impossible de le faire en sécurité l’été.
– Vivre pleinement l’engagement dans la communauté avec son unité.

  1. Le Fresh&Black, ce n’est pas une climatisation, mais ça s’en rapproche sérieusement car on est capable de réduire mécaniquement la température dans nos tentes. Et on sait aussi comment éviter de l’augmenter. Cette technologie brevetée combine plusieurs couches de différentes matières utilisées dans le double toit de nos tentes, et qui permet qu’un minimum de lumière ne puisse rentrer dans la tente. Cette dernière reste bien obscure, surtout le matin, et elle se réchauffe moins vite qu’une tente classique, un des grands problèmes du camping estival.

Cet article a été écrit par LaToileScoute, une association de bénévoles, soutiens-nous par un don, un achat sur ScoutConnection ou en nous rejoignant.

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